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Normes & sécurité

Barres anti-panique : la norme des issues de secours expliquée

Les fermetures anti-panique doivent permettre une évacuation rapide tout en respectant des exigences de fiabilité strictes.

Par La rédaction Serrurier News
Barres anti-panique : la norme des issues de secours expliquée

Dans un cinéma de Perpignan, une salle des fêtes de la plaine du Roussillon ou un supermarché, la fermeture des issues de secours n’a rien d’anodin. Elle doit résister à l’intrusion tout en garantissant une sortie immédiate en cas de mouvement de foule. Deux exigences que la norme concilie.

À quoi sert une barre anti-panique

Le principe est simple : sous la pression d’un corps qui se jette sur la porte, la barre ou le bandeau libère le pêne sans qu’il faille chercher une poignée ou tourner une clé. Le geste fonctionne dans le noir, à plusieurs et sous stress. C’est exactement le scénario d’une évacuation d’urgence.

On distingue les fermetures anti-panique, destinées aux locaux fréquentés par un public non familier des lieux, des fermetures d’urgence prévues pour un personnel formé. La première catégorie relève de la norme EN 1125, la seconde de la norme EN 179. Le choix dépend de la nature de l’établissement et du nombre de personnes accueillies.

Ce que vérifie le référentiel

La norme EN 1125 impose une barre horizontale couvrant au moins la moitié de la largeur du vantail, actionnable à toute hauteur du corps. Elle fixe un effort d’ouverture maximal, teste l’endurance sur des dizaines de milliers de cycles et vérifie le comportement sous charge latérale, comme une poussée de foule contre la porte.

La conformité passe aussi par la compatibilité des composants. Monter une barre certifiée sur une porte coupe-feu suppose des ferme-portes et charnières eux aussi validés pour cet usage. Un assemblage bricolé annule la certification, même si chaque pièce prise isolément est aux normes.

L’entretien, angle mort fréquent

Les artisans du 66 le constatent lors des visites : beaucoup de barres sont conformes à l’installation puis se grippent faute de suivi. Poussière, peinture débordant sur le mécanisme, béquille extérieure forcée, tout cela dégrade le fonctionnement. Une issue qui coince à l’usage devient un risque, pas une sécurité.

Un contrôle périodique suffit souvent : vérifier la course de la barre, le retour du pêne, l’absence d’objet stockant devant la porte et le bon graissage. Consigner ces vérifications facilite le passage de la commission de sécurité, qui apprécie un registre à jour autant qu’un matériel neuf.

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Référence du secteur : le référentiel A2P (CNPP).

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